Cromohs 2007 - Cipriani - Lazzaro Spallanzani traduttore e commentatore della Contemplation de la Nature di Charles Bonnet

Lazzaro Spallanzani traduttore e commentatore della Contemplation de la Nature di Charles Bonnet

Giovanni Cipriani
Università di Firenze
G. Cipriani, «Lazzaro Spallanzani traduttore e commentatore della Contemplation de la Nature di Charles Bonnet» Cromohs, 12 (2007): 1-15.
<URL: http://www.cromohs.unifi.it/12_2007/cipriani_spallanzani.html>

 

1. La Contemplation de la Nature di Charles Bonnet[1], edita in lingua francese ad Amsterdam da Marc Michel Rey, fra il 1764 e il 1765, suscitò una larga eco. Bonnet, con una poderosa sintesi, era riuscito a delineare il mondo naturale affrontando il problema della generazione e della evoluzione degli esseri viventi, alla luce teologica della grande catena degli esseri e di quella trasmigrazione delle anime che, pochi anni prima, aveva così ben sottolineato nel suo Essai analitique des facultés de l’âme, apparso nel 1760 a Copenaghen. Il testo della Contemplation, pur legato alla spiritualità protestante ed al metodo sperimentale, conteneva espliciti riferimenti all’azione creatrice di Dio ed alla sua costante manifestazione nel mondo. Era una prova dell’esistenza dell’Onnipotente, secondo un’ottica cristiana[2] ed appariva un reale tentativo di conciliazione fra razionalismo e spirito religioso, alla luce dei più raffinati ideali illuministici.
Lo studioso ginevrino, unito da un rapporto di viva cordialità a Lazzaro Spallanzani, ecclesiastico aperto e tollerante[3], inviò all’amico italiano una copia del suo lavoro nell’autunno del 1765. In una lettera da Ginevra del 14 Settembre di quell’anno, Bonnet chiariva in ogni dettaglio le modalità di spedizione: “Un libraire de nôtre ville s’est chargé de vous en envoyer de ma part un exemplaire par la route de Milan; agréés-le comme une legère marque de l’estime que vous m’aves inspiré. Arrêtés-vous surtout à la préface et aux trois derniers chapitres de la partie VIII ... Je l’ai souvent repété: l’histoire naturelle est la meilleure logique, parce que’elle est la science qui perfectionne le plus l’esprit et lui enseigne le mieux à suspendre ses jugemens”[4].
Spallanzani, davvero lusingato, lesse l’opera con estrema attenzione e, dopo aver preso contatto con altri naturalisti italiani, inviò a Bonnet, il 18 Novembre 1765, una lettera colma d’entusiasmo.

L’honneur que vous m’avez fait, monsieur, en me regalant vôtre livre, m’obblige au dernier point. Je voudrais vous pouvoir remercier d’une maniere convenable, mais il me parait que tout remerciment soit au dessous de vôtre politesse ... Je vous dirai seulement que Je ne laisse de le lire avec cette sorte de plaisir que peut produire un livre d’un prix inestimable ... Tout est anobli et orné, mais cependant avec la juste dose d’agrement, si delicieuse à l’esprit et pourtant si difficile à attraper[5].

Nella missiva, si soffermava con estrema precisione sul giudizio espresso da Antonio Vallisnieri e sul significato che la Contemplation sembrava racchiudere nel contesto italiano, proprio alla luce di quanto lo stesso Bonnet gli aveva suggerito il 14 Settembre. “Je ne vous saurois exprimer les applaudissemens que vous vous êtes attirés par ce dernier ouvrage dans les Universités de l’Italie. Entre autres le chevalier Vallisnieri, professeur a Padoüe, aprés me l’avoir loué sans reserve, il ajoute: Se io avessi avuto questo libro negli anni che voi vi trovate avere, mi sarei scosso dal letargo ed avrei fatto quello che voi siete in tempo di fare e ch’io non posso più fare. Oui Je crois qu’il n’y ait livre plus propre pour former un naturaliste, que le vôtre. Il enseigne l’art de penser et tout à la fois, celui d’experimenter et l’un et l’autre y est insinué d’une delicatesse qui touche au dernier degré”[6].

2. Vallisnieri e Spallanzani avevano colto due aspetti fondamentali. L’opera di Bonnet scuoteva “dal letargo” che stava sempre più caratterizzando la cultura scientifica italiana e costituiva il testo “plus propre pour former un naturaliste”[7], invitando a riflettere ed a sperimentare. I cardini del pensiero scientifico galileiano dovevano essere nuovamente posti all’attenzione, nel momento in cui il razionalismo illuminista si stava affermando in tutta Europa e Spallanzani concepì forse già nell’inverno del 1765, l’idea di procedere ad una traduzione del testo.
Lo studioso ginevrino apprezzò molto le parole di Spallanzani e non mancò di esprimere con chiarezza il suo pensiero. Scrisse infatti il 27 Dicembre 1765:

Plus Je fais de cas de vôtre jugement, Monsieur et plus J’ai été flatté de tout ce que vous avés bien voulu m’écrire sul la Contemplation de la Nature. Je suis charmé que ce livre ait accrû ces plaisirs philosophiques que vôtre ame sçait si bien goutes et vous sçaves si bien exprimer ... Si mon livre a été pour vous un regal, vôtre obligeante lettre en a été aussi un pour moi ... Vous m’aves surpris fort agréablement en m’aprenant que cet ouvrage reçoit des aplaudissemens dans vos universités d’Italie[8].

I rapporti fra Bonnet e Spallanzani divennero sempre più stretti. Lunghe lettere accompagnavano il loro dialogo scientifico e, con il trascorrere dei mesi, lo studioso di Scandiano decise di procedere alla traduzione in lingua italiana della Contemplation de la Nature. Il lavoro fu probabilmente iniziato nel 1766, ma Spallanzani non rivelò a Bonnet i suoi propositi.
Un amico editore, Giovanni Montanari, lo aveva ulteriormente incoraggiato[9] e, certo del significato culturale del suo impegno, terminò la traduzione all’inizio del 1768. A questo punto non poteva più tacere ed il 28 Marzo 1768, mentre i torchi di Montanari già imprimevano alcune pagine, comunicò a Bonnet il frutto della sua decisione.

Je vous ai dit autre fois que vôtre Contemplation est suffisament rependue dans l’Italie. Neaumoins Je me suis aperçu plus d’une fois, que foute d’une perfait intelligence du françois, elle n’est pas goutée comme elle meriteroit de l’être. J’ai vü qu’il n’y a qu’un moyen pour en rependre universellement le gout: c’est à dire ... une traduction italienne. Heureusement un de mes amis s’est chargé de la surintendence d’une nouvelle imprimerie à Modéne. C’est celui qui a fait imprimer à ses depens mon Precis. Je lui ai fait la proposition de cette traduction; il l’a acceptée très volontiers et moi Je me suis chargé de la même traduction et à present vôtre Contemplation est deja sous la presse.
Vous verrez dans vôtre paquet la première feuille imprimée. Je vois bien qu’il m’est impossible Je ne dirai pas d’attraper, mais de m’approcher des beautés de l’original. Je l’ai toujours regardé comme un ouvrage divin. Non obstant Je m’efforcerai qu’il perde de prix le moins qu’il ne sera possible. Au moins J’y donnerai toute mon attention ... Outre la traduction, Je compte ... d’y ajouter quelques notes ... Dans cette occasion Je vous prie d’une grace. Dans vôtre reponse Je souhaiterais un paragraphe en forme de lettre, que J’aurois plaisir d’imprimer à la tête de la traduction qui renfermât ces trois articles. C’est à dire vôtre approbation touchant ma traduction. En second lieu la faculté de me servir à cette occasion de vos corrections sur le Polype à bras. En troisieme lieu la permission de vous dedier l’ouvrage, car J’ai derterminé de vous le dedier et cette dedicace vous est trop due. J’aurois aussi plaisir de parer le livre de vôtre portrait, si vous en aviez la planche. Enfin J’agreerois quelques autres remarques, ou l’addition à la Contemplation, si par bonheur vous en aviez quelques unes[10].

3. Tutto era dunque già deciso e Bonnet gradì la sorpresa, assecondando, con viva partecipazione, l’iniziativa. A meno di un mese dalla comunicazione di Spallanzani, dopo aver verificato la qualità della traduzione, dette infatti il suo primo assenso, permettendo a Spallanzani di aggiungere, con ogni libertà, note e osservazioni. Una sua lettera da Genthod, nei pressi di Ginevra, del 25 Maggio 1768, è estremamente chiara al riguardo:

Je vous aurai donc l’obligation ... d’etre lu en italien. Je vous dois beaucoup de reconnoissance de ce service. Un italien de condition et homme de lettres, qui demeure dans mon voisinage, a examiné l’échantillon que vous m’avés envoyé de la préface de la Contemplation et il a trouvé la traduction très fidèle. Vous possedés à fond les principales matières. Vous êtes exact observateur ... Comment ne réussiriés vous pas avec tout cela? ... Vous me servirés donc fort selon mon goût, si vous voulés bien enrichir mon texte de notes plus importantes et plus instructives ...
Combien de choses curieuses n’auriés-vous point à y insérer d’après vos belles découvertes! ... Je vous le repète: relevés-moi partout où vous le jugerés nécessaire. Vos critiques me seront toûjours agréables, vous pouvés et vous devés dire ceci au public dans la préface que vous vous proposés de mettre à la tête de votre traduction de mon ouvrage. Vous avés gardé les lettres que J’ai eu l’honneur de vous écrire; elles sont à vous et vous pouvés être persuadé que J’aprouverai l’usage que vous trouverés bon d’en faire, soit dans vôtre traduction, soit dans vôtre grand ouvrage. Ainsi usés-en, encore une fois, comme de vôtre bien propre[11].

Spallanzani aveva dunque ogni possibilità di intervento. Solo in due punti, con estrema amabilità, Bonnet opponeva un rifiuto:

Je suis très sensible à l’honneur que vous voulés me faire de me dédier vôtre traduction et Je vous en témoigne ma sincère gratitude, Je n’avois pourtant pas bésoin de cette dédicace pour être très convaincu de vos sentimens pour moi. Vous me demandés mon portraît: Je pense que vôtre traduction pourra facilement s’en passer. Celui que J’ai n’est pas assés bon pour être gravé et Je n’aurois point de bon graveur à ma disposition. Mon meilleur portraît est, sans doute, mon ouvrage et le public d’Italie voudra bien s’en contenter[12].

Spallanzani, felice del risultato raggiunto, curò l’edizione italiana della Contemplation de la Nature, nel modo più attento, mantenendosi costantemente in contatto con Bonnet. Lo studioso ginevrino seguiva con entusiasmo il procedere del lavoro e non mancava di scrivere il 13 Agosto 1768: “Je suis très assuré que vos notes sur ma Contemplation l’enrichiront beaucoup. Je crais seulement qu’elles ne soyent pas assés nombreuses que le texte de demanderoit pour être bien éclairci”[13]. Giovanni Montanari stava realizzando una stampa di qualità e fu deciso di fissare a mille il numero delle copie che sarebbero state poste in vendita. Lo stesso Spallanzani fu pronto a comunicarlo a Bonnet, il 15 Novembre 1768. “On en imprime mille exemplaires, nombre fort suffisant pour rependre le gout de l’histoire naturelle dans l’Italie[14].

4. Accantonata la questione del ritratto del ginevrino restava il problema dell’epistola dedicatoria. Spallanzani non voleva perdere l’occasione di unire il lavoro al nome di un personaggio illustre che, indirettamente, avrebbe potuto favorire ulteriormente l’iniziativa e pensò all’influente Cardinale des Lauzes, che nutriva curiosità scientifiche. Il porporato, con cui lo studioso di Scandiano ebbe, però, modo di parlare, nutriva alcune perplessità. Aveva letto la Contemplation ed era rimasto interdetto per la mancanza di riferimenti all’aldilà. Spallanzani informò subito Bonnet e, il 29 Aprile 1769, non esitò a precisare: “Il trouva à redire quelque peu dans la Contemplation. Il lui paru que vous n’y admettez pas les peines de l’autre vie”[15]. La questione era marginale. Lo stesso tribunale dell’Inquisizione di Modena non aveva sollevato obiezioni al riguardo, concedendo il permesso di stampa. “Au reste le tribunal de l’Inquisition de Modéne ... n’a eu la moindre difficulté de me permettre, jusqu’à present, l’impression de la même Contemplation traduite en Italien et il n’en aurà non plus dans l’avenir[16].
Spallanzani era dunque ottimista, ma, per evitare questioni, il nome del des Lauzes fu accantonato.
Il primo volume della Contemplation de la Nature in lingua italiana vide la luce a Modena all’inizio del Settembre 1769. Spallanzani lo comunicò con premura a Bonnet in una lettera dell’11 Settembre: “Il y a plus d’une semaine qu’on a fini d’imprimer le 1er volume de la Contemplation italienne, mais on ne l’a pas encore fait public”[17]. L’ampio tomo, arricchito, come deciso, da note esplicative e da “curiose osservazioni”[18], fu dedicato a Francesco Martinengo dalle Balle e, nell’epistola introduttiva, il naturalista fu pronto a definire il lavoro di Bonnet una di quelle opere “che onorano l’intelletto umano e che passeranno alla posterità fra i fasti del nostro secolo”[19], mostrando la più profonda stima nei confronti del ginevrino e di quanto aveva saputo realizzare.
Lo stesso stampatore Giovanni Montanari, conscio del valore dell’iniziativa, il 20 Settembre 1769 volle aggiungere brevi parole “al dotto e cortese leggitore italiano”[20]. Il testo non doveva essere confuso “colle volgari traduzioni”[21]. Non si era, infatti, badato a spese e l’impegno di Spallanzani era stato tale che, grazie alle aggiunte, si era di fronte ad un vero e proprio “secondo originale”[22]. A giudizio di Montanari, Bonnet e Spallanzani avevano fatto fra loro:

Una spezie di nobile confederazione ... d’istruire l’Italia e di rivolgerla dai leggieri ai gravi studii, dai sonetti alle fisiche esperienze, dalle prose accademiche alle meditazioni e, in una parola, dalla vana letteratura alle discipline importanti, onde poi, col tempo, ella torni dall’ozio al valore antico: alle arti, al commercio, all’agricoltura e a tutte le industrie degne dell’umanità”[23].

Si era ben consci dunque di un ambizioso progetto culturale, per il quale erano stati convogliati denari e studi. Il fine da raggiungere non era di poco conto: svegliare le menti intorpidite da sterili esercizi letterari, favorire il progresso della scienza e delle attività ad essa collegate. Lazzaro Spallanzani aveva dedicato il massimo impegno all’iniziativa e, con una dotta prefazione, si rivolgeva direttamente a Charles Bonnet: “amatissimo e rispettatissimo ... collega”[24]. Il “gran quadro” composto, metteva in luce “quanto la natura si è compiaciuta in tutti i tempi di svelar di più bello, di più magnifico, di più grande agli uomini osservatori”[25]. Niente di più affascinante poteva essere divulgato e le note e le “curiose osservazioni” che corredavano il testo avevano proprio lo scopo di indirizzare i lettori e di far loro comprendere la complessità o la semplicità dei fenomeni esposti, alla luce della più innovativa letteratura scientifica. Spallanzani aveva infatti fatto tesoro dei lavori dei “più accreditati e savi naturalisti”[26], inserendo tutte quelle notizie che, a suo parere, erano necessarie alla esatta comprensione di un’opera vasta e multiforme.

5. Proprio nella nostra penisola si doveva “instillare ... e spargere il gusto della naturale sapienza, sì dormiglioso oggigiorno e languente, non so per qual destino, in Italia”[27]. I tempi di Francesco Redi e dell’Accademia del Cimento erano ormai lontani, ma doveva suscitare impressione il drastico giudizio di Spallanzani. Il suo costante impegno scientifico non era stato sufficiente a smuovere le acque stagnanti della cultura naturalistica italiana e ci si affidava ora all’ampio affresco di Bonnet per tentare un’azione risolutiva e coinvolgere “la studiosa gioventù”[28]. Forse le dense pagine del ginevrino avrebbero compiuto il tanto atteso miracolo. Non restava che vedere:

Se gli argomenti vaghissimi di che ragiona quest’opera, se le vedute pensanti di che abbonda, se la molteplice varietà delle scoperte più luminose e più belle che dischiude, se l’ample utilità, finalmente, che provenire dimostra da questa sorta di studii, innamorare potessero ed accendere gl’italiani ad esercitare i felicissimi loro ingegni, la loro industria, la lor diligenza nelle naturali ricerche, a promovimento maggiore di questa bellissima e nobilissima disciplina[29].

Il confronto con gli altri paesi europei era umiliante e Spallanzani non mancava di sottolinearlo:

E nel vero non posso, a meno di non esser compreso nell’animo mio da altissima meraviglia, quantunque volte meco stesso io considero come questa graziosamente sia accolta e largamente fiorisca presso le straniere nazioni, veggendo noi tuttodì i rapidi suoi incrementi nella Francia, nell’Inghilterra, nella Germania e per fin sotto il più gelato Settentrione e, all’opposito, come universalmente negletta sia nell’Italia, a riserva di alcuni valorosi e fedeli seguaci di lei, i quali, per l’estrema loro scarsezza, mostrano più che altro la miseria della nazione[30].

In Italia mancavano investimenti per stimolare studi e ricerche. Il mecenatismo di sovrani e di pubbliche istituzioni, che in altri paesi europei era largo di mezzi e di iniziative, nella nostra penisola languiva. La consapevolezza di questa amara realtà deprimeva gli animi, smorzava le forze, distoglieva le menti. Lazzaro Spallanzani ben conosceva, anche per esperienza personale, le infinite difficoltà da affrontare, ma non era privo di speranze.

So che corre appo molti un’opinione la quale, a mio avviso, ha gran forza a distogliere gli uomini dall’indagar la natura ... e questa si è che siffatte ricerche, seco traendo un apparecchio non ordinario di mezzi, ... sono assai dispendiose e, in conseguenza, assai difficili ad eseguirsi dai privati, quando assistiti non sieno dalle pubbliche accademie e dalla munificenza dei grandi, de’ quali vantaggi scarseggiando gl’italiani ed abbondando gli stranieri, non è meraviglia se pochissimi sieno i progressi della naturale storia tra noi e massimi appresso l’altre colte nazioni. Io non nego che certe osservazioni e sperienze ... non addimandino il potente favore dei principi e dei re ... Confesso non meno che altre moltissime, quantunque di un dispendio incomparabilmente minore, pure e non trovano il convenevol sostegno che appresso le accademie provvedute di erario ... o se, per ventura, lo trovano appresso i privati esigono però in chi le intraprende non mediocre opulenza. Ma quant’altre scoperte, di utilissime conseguenze producitrici, non ci offre la feconda natura, la completa e materiale esecuzion delle quali poco più richiede degli occhi inermi, o vestiti di lente?[31].

6. Se, grazie all’intervento del Re d’Inghilterra, William Harvey aveva potuto portare a compimento le sue ricerche. Se, grazie ai cospicui finanziamenti del Re di Francia, “che tra i magnifici suoi pensieri quello ha sempre nudrito di proteggere validamente gli studii della naturale filosofia”[32], Georges Louis Leclerc de Buffon e Louis Jean Marie Daubenton avevano potuto esaminare, in tutte le loro caratteristiche, i quadrupedi e gli uccelli, mentre Joseph Pitton de Tournefort e Charles Marie de La Condamine erano stati in grado di compiere i loro lunghi viaggi di studio, Francesco Redi e Marcello Malpighi erano giunti con le sole loro forze a risultati straordinari, che avevano determinato un nuovo cammino della scienza. Anche in altri paesi questa positiva realtà si era manifestata. Albrecht von Haller ne forniva uno degli esempi più eclatanti, a giudizio di Spallanzani[33], al pari di Abraham Trembley, dello stesso Bonnet, di Antonio Vallisnieri e di René Antoine Ferchault de Reaumur. Le speranze, dunque, non dovevano essere perdute. Tanti misteri erano ancora celati nel grembo della natura, tanti altri “scoprimenti di pregio uguale”[34] potevano essere compiuti, ma le menti dovevano essere svegliate e distolte da studi sterili e privi di ricaduta sull’intera società.
Il fine dell’operazione culturale concepita da Lazzaro Spallanzani e da Giovanni Montanari era, dunque, chiaro nelle sue linee d’insieme. L’intelligenza, l’acume, la perspicacia, la tenacia potevano vincere la cronica carenza di risorse, che costituiva il tratto di fondo dell’orizzonte scientifico italiano, ma occorreva che tali virtù fossero unite ad una curiosità in grado di coordinarle, di dirigerle, di animarle: la curiosità per il mondo naturale. La Contemplation de la Nature di Charles Bonnet poteva svegliare questa curiosità fra il pubblico dei lettori più colti. L’affascinante sintesi realizzata dal ginevrino, pronta a conciliare rigore scientifico e spirito religioso, a giudizio di Spallanzani, poteva costituire un insperato tramite per infondere nuova vita in un corpo ormai languente, ma era necessario far percepire, al di là del testo, la complessità dei fenomeni, la ricchezza degli studi, le loro applicazioni pratiche e far circolare sul territorio italiano nomi ed opere di naturalisti d’oltralpe di cui troppo pochi erano a conoscenza. Per questo la traduzione fu così arricchita di note e di osservazioni che Giovanni Montanari non esitò a definire il lavoro ultimato un “secondo originale”[35].
Una delle più raffinate operazioni culturali illuministiche, tentate nella nostra penisola, aveva così preso corpo ed i risultati, anche se con lentezza, sarebbero puntualmente arrivati, soprattutto per una straordinaria circostanza. Nel Novembre 1769, Spallanzani, grazie all’intervento del Conte Carlo di Firmian, Ministro Plenipotenziario della Imperatrice Maria Teresa d’Asburgo presso il Governo Generale della Lombardia Austriaca, ottenne la cattedra di Scienze Naturali all’Università di Pavia e la direzione del locale museo[36]. Charles Bonnet, subito informato, inviò all’amico lontano le più vive felicitazioni:

Je vous en félicite de toute mon ame et Je fais mille voeux pour l’accroissement de votre bonheur et de vos succès litteraires. La reine ne pouvoit mieux faire pour Pavie que d’en relever l’Université et elle ne pouvait mieux faire pour l’Université que de vous conférer la chaire d’histoire naturelle”[37].

7. Il libro di testo, costantemente adottato e divulgato da Spallanzani all’interno dei suoi corsi, fu proprio la Contemplazione della Natura di Bonnet che ebbe così modo di circolare con sempre maggior ampiezza. Del resto lo studioso di Scandiano, fino dal primo momento, aveva chiesto privatamente e pubblicamente al ginevrino di accettare di buon grado l’inserimento di tante digressioni, per il valore didattico che avrebbero potuto assumere nel caso italiano.

Sofferite, di grazia, veneratissimo mio collega, oltre que’ pochi punti da esaminarsi e discutersi che si propongono nelle mie annotazioni, il poterne qui aggiugnere, a pro della studiosa gioventù, parecchi altri, tratti dai due massimi regni: vegetabile ed animale. Nel che sarei contento oltre misura e d’indicibile allegrezza ripieno, se qualcuno dei semi ch’io spargo raccolto fosse e coltivato da man cortese e quindi cresciuto apparisse e sviluppato abilmente, o almeno se i semi che ora produco servissero altrui di eccitamento a dissotterrarne altri che ergendosi in novelle piante ornamento accrescessero e pregio ai giardini della natura[38].

Bonnet non si oppose, ben comprendendo il fine da raggiungere e l’alto significato illuministico dell’iniziativa, così Spallanzani potè operare con piena libertà. Il naturalista ginevrino aveva già diretto il suo lavoro a quanti non fossero dotti ma potessero essere stimolati dal “desiderio di esserlo”[39], articolandolo in dodici parti. Nella prima si affrontava il problema di Dio e dell’universo. Nella seconda si esaminava la perfezione presente nel mondo della natura. Nella terza e nella quarta si tracciava un prospetto della progressione graduale degli esseri, soffermandosi su fluidi, solidi, vegetali ed animali e naturalmente sull’uomo, come essere corporeo e in società. Nella quinta si affrontavano le varie relazioni fra gli esseri terrestri. Nella sesta si illustrava il mondo vegetale. Nella settima il mondo animale. Nell’ottava e nella nona la variegata realtà degli insetti. Nella decima si tracciava un audace parallelo fra le piante e gli animali. Nell’undicesima e nella dodicesima, con grande ricchezza di aneddoti, si delineava l’industriosità degli animali. Una breve conclusione poneva termine al complesso lavoro, con riflessioni che potevano essere ampiamente condivise dal mondo cattolico romano.

Già termino il mio favellare. Ho prodotto bastanti fatti e di tale importanza onde giudicar possano i miei leggitori de’ piaceri che vanno uniti alla contemplazione della natura. Ma questa contemplazione rimarrebbesi molto infruttuosa se non ci conducesse all’autore della natura. Questo si è quell’adorabile essere che del continuo cercar bisogna, nell’immensa catena di produzioni diverse in cui la sua potenza e sapienza dipinte appariscono con tanta verità e splendore. Egli non si rivela immediatamente a noi ... ma bensì ha incaricato i cieli e la terra di annunziarci quello ch’egli è. Ha proporzionato le nostre facoltà a quel linguaggio divino e ha risvegliato genii sublimi che attentamente ne ricerchino le bellezze e ne divengan gl’interpreti. Relegati per qualche tempo in un piccolo ed oscuro pianeta non abbiamo che la porzione di luce che nello stato presente ci conveniva. Raccogliamo preziosamente tutti li tratti di questa luce ... Camminiamo assistiti dal suo chiarore. Un giorno attigneremo all’eterna sorgente di ogni luce e invece di contemplare l’artefice nel lavoro, contempleremo il lavoro nell’artefice. Presentemente veggiam le cose in confuso e come per vetro oscuro, ma allora le vedremo faccia a faccia[40].

8. Nell’edizione italiana le prime nove parti furono racchiuse nel primo volume, le ultime tre nel secondo, che apparve, secondo la promessa dello stampatore: “al più tardi circa la metà dell’anno venturo”[41], proprio nel 1770. Bonnet invitava incessantemente i lettori a fare ricerche, a nutrire curiosità. Il futuro poteva riservare continue sorprese, alimentando il progresso del genere umano.

Non è doveroso ... pronunciare che una cosa è inesplicabile perché gli antichi e i moderni non l’hanno spiegata - affermava con sicurezza -, ma è ragionevolissimo lo sperare che novelli fatti e ricerche più profonde ci guideranno a soluzioni che non ci potevamo immaginare. L’ignoranza universale sopra il come d’una cosa non sarà mai un titolo sufficiente per condannare colui che la cerca. Si era egli mai sospettato che un pezzo d’ambra che tragge una foglia ci guiderebbe alla guarigione d’un paralitico e alla teoria del fulmine? Sarebbesi mai immaginato che per decidere la famosa questione se il germe appartenga alla femmina, fosse mestiere l’osservare il giallo dell’uovo d’una gallina? Sarebbesi mai creduto che delle bolle di sapone avessero arricchita la fisica d’una nuova ottica e che alcuni frutti cadenti da un albero fossero per isvelarci il sistema dei cieli?[42].

Il suo stile piano, il suo argomentare sulla base di concetti semplici e persuasivi invitavano il lettore a riflettere. Tutto era legato nell’universo e la consapevolezza di questa concatenazione poteva portare frutti preziosi, non appena fosse stato applicato un metodo d’indagine razionale. La realtà era sotto i nostri occhi ma occorreva leggere e dedurre con attenzione. “Le nostre cognizioni non si allargano e non si perfezionano se non se dai confronti da noi stabiliti fra le sensibili nostre idee”, dichiarava Bonnet.

Paragoniamo tra loro molti fatti del medesimo genere, veggiamo i risultati di tal paragone e, se tendono tutti al medesimo punto, inferiamo essere probabile che questo punto sia una verità. Vi concentriamo l’attenzione nostra e veggiamo scapparne novelli raggi rischiaratori di diverse parti dell’oggetto. Per tal modo arriviamo a trarne dei risultati più o meno generali col mezzo delle nostre osservazioni, o di quelle degli altri. Quindi arriviamo talora a scoprir le cagioni per via d’un esame riflesso e d’un graduale scomponimento degli effetti[43].

Proprio la ragione doveva guidare costantemente la mente dello studioso alla ricerca delle analogie sempre presenti “tra i prodotti della natura, malgrado l’immensa lor varietà”[44]. L’origine degli esseri viventi ne forniva, a giudizio di Bonnet, la prova più eclatante. “Dall’uomo fino al lombrico, da questo fino al muschio, tutte le produzioni a noi cognite moltiplicansi col mezzo di piccoli viventi o di uova”[45]. La realtà sensibile era l’unica fonte in grado di fornire costantemente dati, l’unica fonte delle nostre idee. Il naturalista ginevrino non aveva alcun dubbio al riguardo ed era pronto ad affermarlo. “Ho dunque supposto, come principio, che tutte le nostre idee derivino dai sensi ... La riflessione, aiutata da diverse maniere di segni, s’alza per gradi dalle sensazioni alle nozioni, le più astratte”[46]. Erano infatti i sensi a comunicare con il cervello, nel quale producevano “delle impressioni durevoli, sorgenti dell’immaginazione, della memoria, del raziocinio[47].
Nei fatti si doveva cercare “la ragione dei fatti”[48] ed in queste parole si trovava la vera essenza dello spirito illuminista, teso ad operare nella realtà terrena e ad evidenziarne i caratteri costitutivi e le logiche modalità di funzionamento e di articolazione. Spallanzani non poteva non concordare con Bonnet e l’intenso dialogo fra i due studiosi, anche sotto il profilo metodologico, era destinato a generare i frutti migliori. “La natura doveva spiegar la natura”, pensava Bonnet, “non toccava mai al filosofo il pensare per lei”[49]. L’attenzione doveva guidare ogni azione, con il massimo raziocinio. Un semplice ragionamento appariva illuminante al riguardo:

Lo spirito deriva le sue nozioni dalle idee sensibili. Le nozioni saranno dunque tanto più distinte quanto lo spirito avrà reso le percezioni più vive mediante l’attenzione e quanto possederà meglio la proprietà dei termini rappresentativi delle percezioni. Lo spirito di osservazione, questo spirito universale delle scienze e delle arti non è che l’attenzione applicata con tegola a differenti oggetti[50].

9. Lo sperimentalismo galileiano aveva a questo punto la sua consacrazione. Si doveva operare con metodo, con continuità, con scrupolo. I risultati non sarebbero mancati, grazie ad una delle facoltà umane scientificamente più produttive, che avrebbe dovuto essere oggetto della massima attenzione.

Un filosofo che ci additasse le regole dell’arte di osservare c’insegnerebbe i mezzi di dirigere e di fissar l’attenzione. Ci mostrerebbe i fortunati effetti di questa forza nelle belle scoperte che ha prodotto in diversi generi ... Fra tutte le nostre facoltà, l’attenzione è veramente quella che più c’interessa a coltivarla. Ella è ... la madre del genio e, se il caso, che riguardasi come unico autore di tante scoperte, non fosse stato secondato dall’attenzione, queste scoperte sarebbono perite nascendo e non avrebbero avuto alcun esito[51].

Ecco dunque il vero messaggio formativo che Bonnet e Spallanzani inviavano ai loro lettori: “Eccitare la curiosità”[52], più che soddisfarla. Prestare attenzione ad ogni fenomeno della realtà circostante. Connettere parti diverse, alla luce della mirabile concatenazione presente in ogni parte del mondo naturale. Godere della vita inseriti nel fluire del ritmo sincronico del creato. Abbandonare ogni distrazione per cogliere ogni frutto della nostra mente e dei nostri sensi, i veri artefici del nostro processo cognitivo.
L’ambiziosa operazione culturale progettata da Lazzaro Spallanzani e da Giovanni Montanari ebbe un insperato successo. L’edizione italiana della Contemplation de la Nature circolò nel modo più ampio. Dopo la prima edizione modenese del 1769-1770, si ebbero ben cinque edizioni veneziane, rispettivamente nel 1773, nel 1781, nel 1790, nel 1797 e nel 1818. Una edizione napoletana fra il 1787 e il 1788 ed una edizione catanese nel 1781. Gli studi naturalistici si diffusero con lentezza, ma con continuità nella nostra penisola raggiungendo il loro apice a Firenze, grazie alla presenza del Granduca Pietro Leopoldo d’Asburgo Lorena. Il sovrano volle infatti la creazione di un vero e proprio Museo di Fisica e Storia Naturale che venne inaugurato il 21 Febbraio 1775 e assunse successivamente la denominazione di “Specola” per la presenza di un piccolo osservatorio astronomico.
Firenze, oltre a Pisa, ebbe così un suo centro di studi naturalistici, mentre a Siena fu ulteriormente potenziata l’Accademia dei Fisiocritici[53], fondata nel 1691 da Pirro Maria Gabbrielli, che annoverava fra i propri membri lo stesso Lazzaro Spallanzani. Alla direzione del museo fiorentino fu chiamato uno dei maggiori studiosi del momento, Felice Fontana[54], di cui proprio nel 1775, impresse dai torchi del tipografo granducale Cambiagi, apparvero le Ricerche filosofiche sopra la fisica animale.
Fontana fu subito pronto ad esaltare la figura di Pietro Leopoldo che, con spirito illuminato, era stato capace di far penetrare in Toscana i fermenti più innovativi e non mancò di dichiararlo pubblicamente.

Molte sono in Europa le collezioni di storia naturale e le raccolte di macchine di fisica e l’Inghilterra, la Francia, la Germania, l’Olanda e l’Italia non hanno sinora risparmiata veruna spesa per radunare i prodotti più belli della natura e le più rare invenzioni degli uomini, ma ... forse, tra non molto tempo, il primato sarà dovuto alla Toscana pel magnifico suo museo, divenuto già singolare e di gran lunga superiore alla espettazione ... Se Firenze ha sinora richiamato dai più lontani paesi le genti ad ammirare le sue rarità e grandezze e, sopra tutto, la magnifica sua Galleria ... molte maggiori ragioni vi saranno in appresso per essere stimata dai fiorentini e di più estesa e più verace utilità sarà giudicata dagli ingegni più elevati questa immensa raccolta di materiali scientifici che tutta è parte del genio filosofico e sublime di Pietro Leopoldo ... che, se tanta gloria deesi alla famiglia Medici per aver protetto le lettere del secolo passato, ... quanto non dovrà l’età presente a Pietro Leopoldo che, tutto intento a far risorgere le scienze in Toscana, apre con avveduta liberalità i suoi tesori per illuminare il suo popolo e per renderlo felice col farlo più culto?[55]

10. L’auspicio formulato da Spallanzani e da Montanari aveva trovato a Firenze il suo coronamento e, grazie ad Ambrogio Soldani, la sensibilità per gli studi naturalistici penetrò anche all’interno degli ordini regolari. Proprio Soldani, camaldolese, pubblicò a Siena nel 1780 il suo celebre Saggio orittografico, ovvero osservazioni sopra le terre nautiliche ed ammonitiche della Toscana[56], dedicandolo a Pietro Leopoldo. Anche il suolo parlava attraverso le proprie testimonianze di vita ed un nuovo e fecondo campo di studi fu presto inaugurato, dopo le sollecitazioni che Giovanni Targioni Tozzetti aveva già diffuso a piene mani pubblicando le sue affascinanti Relazioni di alcuni viaggi fatti in diverse parti della Toscana[57].
Tecniche antiche come la ceroplastica vennero poi riproposte come sussidio scientifico e didattico di altissimo livello. Giuseppe Ferrini e Clemente Susini, con i loro assistenti, crearono capolavori di anatomia[58], grazie al sostegno di Felice Fontana, rendendo di gran lunga più agevole la conoscenza del corpo umano e di quegli organi che ne costituivano la mirabile struttura fisiologica. Uno stabile flusso di finanziamenti pubblici iniziò a caratterizzare il mondo delle scienze naturali in Toscana e l’Accademia dei Georgofili, con il valido contributo di Ferdinando Paoletti e di Marco Lastri, fu presto in grado di cogliere i nessi fondamentali fra il variegato campo degli studi e le realtà produttive[59]. Lo studio di piante ed animali era in stretta connessione con l’agricoltura e l’allevamento, le attività destinate ad assicurare migliori condizioni di vita alla popolazione ed a renderne proficua l’esistenza. La malattia, la morte, le vere realtà drammatiche che incombevano su ciascuno, potevano essere progressivamente allontanate vincendo la miseria, la fame, la sporcizia, l’abiezione. La scienza era dunque una preziosa alleata della stessa politica, della stessa economia e Pietro Leopoldo fu il primo sovrano a comprendere profondamente lo spirito illuminista ed a favorirne l’affermazione in ogni settore della vita pubblica.
Il messaggio di Spallanzani e di Montanari non era dunque caduto nel vuoto ed il naturalista di Scandiano, attivissimo a Modena ed a Pavia, si adoperò per diffondere ulteriormente in quei centri di cultura il suo pensiero. Soprattutto a Pavia un primo, grande risultato fu conseguito nel 1773 con la creazione dell’Orto Botanico da parte di Giovanni Antonio Scopoli e con il fiorire degli studi medico-farmaceutici. In quest’ultimo settore emerse un brillante allievo dello stesso Spallanzani: Luigi Valentino Brugnatelli[60]. Medico, chimico e naturalista Brugnatelli, conseguita la laurea in medicina a Pavia nel 1784, si dedicò con slancio alla informazione scientifica fondando nel 1788 la “Biblioteca Fisica d’Europa”, nel 1790 gli “Annali di Chimica”, nel 1792 il “Giornale Fisico Medico”, nel 1797 i “Commentari Medici” e nel 1808 il “Giornale di Fisica, Chimica e Storia Naturale”.
In questi periodici, conscio della povertà culturale italiana, espose metodicamente le ricerche e le scoperte di cui aveva notizia da tutta Europa, vagliandone l’attendibilità ed aggiungendo notizie dei propri studi. La sua opera di divulgazione fu straordinaria e fonte di nuove esperienze scientifiche, anche nella nostra penisola. Chimico e farmacista di grande levatura s’impose con i suoi Elementi di Chimica appoggiati alle più recenti scoperte chimiche e farmaceutiche, apparsi a Pavia fra il 1795 e il 1798 e ristampati per ben cinque volte in un breve volger d’anni. Grande amico di Alessandro Volta e fautore degli ideali politici giunti in Italia con la spedizione napoleonica, realizzò, all’inizio dell’Ottocento, una Farmacopea ad uso degli speziali e dei medici moderni della Repubblica Italiana[61], che tradiva nel titolo la sua piena adesione al nuovo corso.

11. La Lombardia, grazie all’impronta innovatrice asburgica, era pronta a raccogliere ogni stimolo ed anche a Milano, proprio per merito dell’imperatrice Maria Teresa, fu inaugurato l’Orto Botanico nel 1774. L’Ospedale Maggiore del capoluogo lombardo era uno dei più vivaci centri di ricerca e, per il deciso sostegno della casa regnante, l’inoculazione del vaiolo fu incoraggiata e diffusa. Luigi Sacco, con il suo straordinario impegno, avrebbe coronato l’opera iniziata, diffondendo la vaccinazione jenneriana fra la fine del Settecento e l’inizio dell’Ottocento[62]. Nella stessa Milano il modello didattico di Spallanzani fu ripreso dal barnabita Ermenegildo Pini che, nel 1785, tradusse e pubblicò in lingua italiana, “Nell’Imperial Monistero di S. Ambrogio Maggiore”[63], gli Elementi di Storia Naturale di Nathanael Gottfried Leske. Come ribadiva il dotto ecclesiastico, l’esempio di Spallanzani era stato di grande valore. Nel 1769, quando la Contemplazione della Natura era stata offerta ai lettori, si era pensato di “apprestare agli italiani un libro che potesse in qualche modo far le veci d’una istituzione a questa scienza” e l’opera,

quantunque aliena da ogni sistema, cioè da una conveniente precisione d’idee relative agli esseri naturali e quantunque mancante delle moltissime scoperte che in seguito furono fatte, ben poteva essere lodevolmente presentata agli studiosi della natura. Le viste filosofiche che vi sono sparse, lo spirito d’osservazione che vi si rileva, la curiosità che vi si stuzzica su diversi soggetti, l’aspetto di maraviglioso in cui sonovi poste le cose, erano altrettanti allettativi alla lezione del libro, atti ad invaghire il lettore della scienza ed a moltiplicarne gli studiosi[64].

Molto tempo era però trascorso da quel primo, coraggioso intervento e Pini non mancava di sottolinearlo.

Al presente ... l’aspetto della Storia Naturale è del tutto mutato. Essa, da trenta anni addietro, fu aumentata da innumerevoli scoperte e da un prodigioso numero di produzioni naturali, così che molte cose, le quali per innanzi erano maravigliose per la rarità, ora sono divenute tanto volgari che, chi le proponesse con quell’aria di maraviglia con cui furono esposte dal Sig. Bonnet, darebbe argomenti o di puerilità, o d’ignoranza delle fatte scoperte. Per tali aumenti si è pure sempre più riconosciuta la necessità di far precedere alle osservazioni, o almeno di congiungere con esse, un’esatta nomenclatura. La necessità di un sistema e la superiorità del Linneano è ora riconosciuta anche dai più celebri osservatori ... e per essere buon naturalista conviene essere o linneano, o autore di un sistema non inferiore a quello di Linneo ed oramai nella storia naturale nissuno è ammesso per filosofo se non è anche nomenclatore[65].

Un ricercatore tedesco, Nathanael Gottfried Leske, docente a Lipsia, aveva da poco offerto un’agile sintesi delle nuove frontiere raggiunte dagli studi naturalistici e Pini, seguendo le orme di Spallanzani, la offriva al pubblico italiano in due volumi, arricchiti da dodici tavole. L’opera rispondeva pienamente a tre condizioni: conteneva “i principi necessari per intendere i sistematici scrittori di questa scienza”, gli esseri naturali erano “distribuiti secondo il migliore sistema” e le nuove scoperte erano “inserite in conveniente ordine”. Il testo era semplice, addirittura “elementare”[66], ma di estrema chiarezza. Leske affrontava l’intera zoologia. “Egli comincia”, precisava Pini,

dalle cose più generali e scende gradatamente alle più particolari. Ogni cosa che dice è dichiarata con parole, con figure e con esempi ... Ad ogni classe ed ordine di animali premette alcuni ragionamenti corrispondenti a questi, sebbene sembrino contenere in gran parte le sole definizioni dei termini scientifici, ossia la nomenclatura, pure realmente sono come un’anatomia paragonata di diverse parti degli animali ed una comparazione della loro economia animale e delle loro maniere di vivere. Da che i detrattori stessi della nomenclatura potranno conoscere quanto sia importante l’apprenderla, quali sieno i principi su cui è appoggiata e da quante sublimi ricerche essa dipenda[67].

12. Pini tesseva l’elogio del metodo sperimentale. La classificazione dell’esistente era l’unica certezza su cui fondare l’elaborazione di ogni teoria. La scienza non ammetteva che l’oggettività, in base ad essa doveva essere esaminato il mondo naturale. L’Illuminismo non poteva trovare un miglior divulgatore. Benché barnabita, Pini era un esplicito sostenitore del razionalismo e proprio in virtù di questi principi non aveva alcuna preclusione nei confronti di un protestante come Leske. Nessun problema teologico veniva questa volta affrontato, neppure quello relativo alla creazione del mondo, caro a Bonnet, vi compariva. Tutto era racchiuso in una realtà terrena da esaminare e da classificare meticolosamente, che non lasciava spazio a dispute metafisiche, fondate appunto su ciò che era al di là della sfera terrena.
Ogni essere aveva una propria identità ed unicità e scopo del naturalista era proprio quello di cogliere e descrivere tali caratteri, tenendo ben presente “che qualunque essere fisico, come unico, non può essere espresso da una definizione”, poiché “la mutabile unicità degli esseri fisici è riposta nel complesso delle diversità che hanno fra loro e delle loro successive variazioni”[68]. La stessa concezione della “catena degli esseri”, tanto apprezzata da Bonnet[69], veniva criticata. “Fisicamente” non poteva “aver luogo”[70], a giudizio di Pini, proprio per le distinzioni che caratterizzano gli esseri ed i loro caratteri peculiari.

Veramente l’unicità per cui in ogni essere sempre sono innumerevoli diversità, che vanno continuamente variando, non può lasciar luogo a quel legamento che la catena suppone negli esseri ... Questa intende a trovare nelle divisioni, o differenze, certe somiglianze che connettano le distinzioni, cerca anelli che leghino le divisioni sistematiche, va formando varie unità intermedie alle già assunte e cerca di ridurre in serie continue gli esseri, laddove l’unicità somministra nuove ed innumerevoli dissomiglianze nelle stesse somiglianze intermedie, dimostra ancora staccati gli anelli disposti a formare la catena[71].

Non idee preconcette ma la pura osservazione doveva guidare il naturalista. Su questo punto Pini era categorico; “Chiunque intende ad avanzare la scienza naturale dee disporsi a divenire osservatore”[72]. L’osservazione era un’arte da apprendere, “più per esercizio che per preconcetti”[73], rivolgendosi con costanza ed applicazione alla realtà sensibile. Jean Senebier aveva realizzato un ponderoso trattato al riguardo[74] e Pini non mancava di consigliarne la lettura, accanto alle opere di Haller, di Spallanzani, di Fontana, di Trembley, di Swamerdam, di Ingenhousz, di Pallas e dello stesso Bonnet. Uno strumento aveva però consentito di scoprire quasi un nuovo mondo: il microscopio, “il cui uso fece già mutare l’aspetto ad una gran parte della fisica e della storia naturale e continuamente va somministrando agli osservatori il mezzo per fare piacevoli ed utili scoperte”[75]. Esso era indispensabile per cogliere ogni aspetto della realtà sensibile, per metterne a fuoco le più minute caratteristiche, per sviluppare quello spirito di osservazione che ogni naturalista doveva possedere.
Il testo di Leske comprendeva anche un’ampia bibliografia, aperta ai più innovativi contributi[76]. Di ogni animale descritto veniva riportato il nome italiano, latino, tedesco, francese ed inglese. Appositi indici, nelle varie lingue, consentivano il facile reperimento di ogni voce. Ogni naturalista aveva necessità di proseguire le proprie ricerche conservando il più possibile l’oggetto delle sue osservazioni. Si era provato a rappresentare in cera, con il realismo più minuzioso, le caratteristiche dei corpi ma la natura era inimitabile e Pini, dopo aver personalmente illustrato la Maniera di preparare e di conservare diversi generi d’insetti ed i loro bachi[77], volle aggiungere in appendice al secondo volume una breve trattazione di Pietro Moscati, Direttore Generale dell’Ospedale Maggiore di Milano, Sui principali artifizi anatomici per preparare e conservare le parti animali. Moscati si soffermava con cura sulla imbalsamazione, fornendo varie ricette per favorire l’inalterabilità dei corpi[78], ma non dimenticava la ceroplastica e “lo splendido museo anatomico in cera di Sua Altezza Reale il Gran Duca di Toscana”[79].

13. L’operazione culturale portata a compimento da Spallanzani e da Montanari aveva dunque portato frutti copiosi in Toscana ed in Lombardia, ma anche nel territorio della Repubblica di Venezia si ebbero tangibili risultati. In primo luogo, come notavamo in precedenza, proprio a Venezia il testo di Bonnet fu ristampato nel 1773, nel 1781, nel 1790, nel 1797 e nel 1818, suscitando una eco sempre maggiore. A Padova, il grande centro universitario della Serenissima, gli studi naturalistici furono potenziati, al pari del superbo Orto Botanico dove, nel 1788, si recò Goethe che, da una Chamaerops humilis ancor oggi esistente[80], trasse spunto per la sua teoria sulla polimeria e metamorfosi delle piante. Nel 1767 la torre maggiore di quello che veniva allora chiamato Castelvecchio, era stata trasformata in Osservatorio Astronomico ed anche in questo settore, nella città di Antenore, non mancarono studi e ricerche. La traduzione in lingua italiana della Medicina domestica o sia trattato completo di mezzi semplici per conservarsi in salute, impedire e risanare le malattie, dello scozzese William Buchan, apparsa a Padova, presso la Stamperia del Seminario, la prima volta nel 1770 e, successivamente, “riveduta, ricorretta e notabilmente accresciuta”[81], nel 1789, mise ancor più in risalto l’importanza della conoscenza del mondo naturale, l’unico in cui l’uomo conducesse realmente la propria esistenza.
Anche nel Piemonte sabaudo la penetrazione della sensibilità illuministica fu di notevole rilievo. La Societas Privata di Torino, nata nel 1757 per iniziativa di tre giovani scienziati: Giovanni Francesco Cigna, Angelo Saluzzo di Monesiglio e Giuseppe Luigi Lagrange, giocò un ruolo significativo[82] e l’ascesa al trono di Vittorio Amedeo III, nel 1774, impresse nuova vivacità al variegato mondo della cultura. La creazione dell’Académie des Sciences, nel 1783, segnò la nascita di una vera e propria accademia di stato, tesa a valorizzare le risorse più disparate del paese ed a coordinare ogni aspetto relativo a scienze, commercio ed arti. Tale istituzione finì per costituire un nuovo apparato, riuscendo in pochi anni ad assumere “una funzione propulsiva nel processo di razionalizzazione e ammodernamento della struttura burocratica e della società piemontesi”[83].
Interessanti progressi si ebbero anche nel Regno di Napoli che, per i fenomeni vulcanici presenti in Campania ed in Sicilia, costituiva una tappa obbligata per i naturalisti italiani ed europei. Lo stesso Lazzaro Spallanzani visitò accuratamente il Vesuvio, Pozzuoli, l’Etna e le isole Lipari pubblicando il frutto dei suoi viaggi e delle sue ricerche[84] ed arricchendo di reperti il museo di Pavia da lui diretto. A Napoli fiorirono gli studi medici con Domenico Cotugno[85] che, ottenuta la cattedra di Anatomia nel 1766, dedicò tutto il suo impegno alla introspezione della realtà fisica dell’uomo. Grazie alla costante pratica ospedaliera presso gli Incurabili, descrisse per la prima volta la sciatica nelle sue caratteristiche nervose[86], i liquidi endolabirintici[87], il liquor cefalorachidiano, le pustole vaiolose e la loro dislocazione[88]. Archiatra di Ferdinando di Borbone ebbe un peso straordinario nella cultura scientifica della fine del Settecento.
Di grande rilievo fu poi la figura di Domenico Cirillo[89], naturalista e medico insigne. Docente di Botanica a Napoli, dal 1760 al 1777, e successivamente di Medicina Teorica, s’impose all’attenzione per la sua Ad botanicas institutiones introductio, pubblicata nella città partenopea nel 1766 e lì ristampata nel 1770. Quella didattica ispirata ai principi della comunicazione, tanto cara a Spallanzani, trovò in Cirillo un appassionato cultore. Seguace di Linneo, curioso di ogni aspetto della realtà fisica della propria terra, presentò alla Royal Society una memoria sulla manna calabrese che apparve nelle “Philosophical Transactions” della celebre istituzione britannica, nel 1771.

14. Chiamato, poco dopo, a dirigere il Museo di Storia Naturale che si stava allestendo a Napoli[90], offrì tutto il suo impegno pubblicando nel 1784 il De essentialibus nonnullarum plantarum characteribus commentarium e, l’anno successivo, i Fundamenta botanicae sive philosophiae botanicae explicatio. Anche il mondo degli insetti lo attraeva e non esitò a dare anche in questo campo contributi preziosi, come prova il singolarissimo Entomologiae neapolitanae specimen primum, impresso nella città partenopea nel 1787. Il mondo della medicina non esercitava, però, su di lui un fascino minore, congiunto ad un profondo spirito umanitario e di impegno sociale. Attivissimo presso l’Ospedale degli Incurabili, dette il massimo impulso alla spezieria del nosocomio, ancor oggi celebre per la raffinata bellezza degli arredi[91], unendo le sue duplici competenze di botanico e di chimico.
Si occupò delle malattie che più colpivano la popolazione, come quelle veneree, osservando con attenzione le nuove terapie che altri paesi europei stavano sperimentando e che, attraverso i suoi viaggi e le sue personali relazioni, aveva avuto modo di apprendere[92]. L’inghilterra era uno dei paesi a cui Cirillo guardava con maggior interesse e decise di divulgare in Italia il meglio della farmacopea londinese proprio per offrire materiali scientifici innovativi ed ulteriori possibilità di cura. Le Formulae medicamentorum e pharmacopea londinensi excerptae videro la luce nel 1796 e segnarono una vera apertura rispetto alla logica conservatrice delle spezierie italiane.
Presidente della Commissione Legislativa della Repubblica Partenopea, su invito del Generale Championnet, nel 1799 elaborò un “Progetto di Carità Nazionale”, per affrontare il gravissimo problema dell’indigenza in Campania. Un apposito fondo, costituito in larga parte dal suo personale patrimonio, venne destinato ai casi più gravi ed urgenti. Condannato a morte, dopo il crollo della Repubblica, non ottenne alcun provvedimento di clemenza e salì al patibolo il 29 Ottobre 1799, assieme a Mario Pagano ed a Vincenzo Russo. Nonostante il suo indefesso impegno di botanico e di naturalista, il fiorire di queste discipline fu lento nell’area partenopea. L’Orto Botanico di Napoli fu infatti istituito solo nel 1807 ed impiantato nell’arco di dieci anni da Michele Tenore.
Non meno interessante, soprattutto sotto il profilo naturalistico, è poi la figura di Giuseppe Saverio Poli. Nato a Molfetta nel 1746, conseguita la laurea in Medicina a Padova, dove ebbe modo di soggiornare fra il 1765 e il 1770, Poli esercitò costantemente a Napoli. Medico, naturalista, docente di Fisica Sperimentale, attivissimo presso l’Ospedale degli Incurabili, realizzò uno dei contributi più celebri: Testacea Utriusque Siciliae eorumque historia et anatome[93], pubblicato a Parma da Bodoni, nel 1791, con raffinatissime tavole acquerellate. La sua fama di studioso dei crostacei, dei molluschi, delle conchiglie e della fauna marina in generale, superò i confini italiani. Fu Membro della Royal Society e Charles Darwin non mancò di stabilire con lui un fecondo dialogo. Grande successo ebbero poi i suoi Elementi di Fisica Sperimentale, apparsi per la prima volta a Napoli nel 1787 e più volte ristampati ed ampliati[94]. Le sue copiose raccolte, frutto di appassionati viaggi, costituiscono il nucleo originario del Museo Zoologico dell’Università di Napoli e furono acquisite all’indomani della sua morte, avvenuta nella città partenopea il 7 Aprile 1825.

15. Sotto il profilo scientifico, davvero vivace fu poi la vita culturale della capitale della Sicilia, Palermo, soprattutto per la presenza del valtellinese Giuseppe Piazzi[95] che vi insegnò dal 1781 in qualità di Lettore di Matematica. Nominato professore di Astronomia il 19 Gennaio 1787, si recò in quello stesso anno in Francia ed in Inghilterra per perfezionare la propria cultura scientifica. A Parigi Piazzi frequentò assiduamente l’osservatorio di Charles Messier, all’Hotel de Cluny ed ebbe modo di conoscere Joseph Lefrançais de Lalande, che lo indirizzò all’astronomia di precisione. A Londra frequentò, con uguale assiduità, l’osservatorio di Greenwich, diretto da Nevil Maskelyne ed entrò in contatto con i migliori artigiani specializzati nella realizzazione di strumenti per le osservazioni celesti. Nel 1788 Piazzi conobbe infatti Jesse Ramsden, uno dei più celebri esperti, con cui collaborò alla costruzione di un telescopio altazimutale, uno strumento d’avanguardia, che subito suscitò l’interesse di tutta la comunità scientifica.
Nel 1789 Piazzi lasciò Londra e fece ritorno a Palermo. Grazie alle conoscenze acquisite era divenuto un astronomo di qualità ed il 1 Luglio 1790 ottenne da Ferdinando di Borbone il permesso di edificare un osservatorio. Con l’aiuto dell’architetto Giuseppe Veneziano Marvuglia, fu adattata a “specola” la torre di S. Ninfa del Palazzo dei Normanni e Piazzi iniziò subito a scrutare il cielo con lo strumento messo a punto da Ramsden[96]. La costanza del valtellinese fu presto premiata ed il 1 Gennaio 1801 egli scoprì l’asteroide Cerere, che battezzò Cerere Ferdinandea, in onore del sovrano delle Due Sicilie. L’esistenza del corpo celeste era stata a lungo sospettata fra le orbite di Marte e di Giove, ma Piazzi fu il primo ad individuarlo con certezza[97]. Grazie alle sue costanti osservazioni, in ventiquattro anni, riuscì ad individuare circa ottomila stelle, compilando un prezioso catalogo[98] ed ottenendo, oltre al premio dell’Académie des Sciences di Parigi, il plauso della comunità scientifica internazionale. Lo splendido Orto Botanico palermitano, destinato a raggiungere la superficie di dieci ettari, fu poi fondato nel 1785 e fornisce la chiara riprova del ruolo progressivamente assunto anche in Sicilia dallo studio delle scienze naturali, in collegamento con la medicina e con la farmacopea, nella seconda metà del XVIII secolo.

Note

[1] Cfr. in proposito: J.TREMBLEY, Vie privée et littéraire de Charles Bonnet, Bern, 1794; A. LEMOINE, Charles Bonnet, Paris, Lecou, 1850; L. de RIQUET de CARAMAN, Charles Bonnet philosophe et naturaliste, Paris, Amyot, 1859.

[2] Bonnet tornò sulla questione con le sue celebri Recherches sur les preuves du Christianisme, apparse a Ginevra nel 1770 e subito tradotte in lingua italiana, Ricerche filosofiche sulle prove del Cristianesimo di Carlo Bonnet, Socio delle più insigni accademie dell’Europa, Graziosi, Venezia, 1771

[3] Era infatti sacerdote della Congregazione della Beata Vergine e di S. Carlo di Modena. Sulla figura di L. Spallanzani cfr.:J. ROSTAND, Lazzaro Spallanzani e le origini della biologia sperimentale, Einaudi, Torino, 1963; P. Di PIETRO, Lazzaro Spallanzani, Aedes Muratoriana, Modena, 1979; Lazzaro Spallanzani e la biologia del Settecento. Teorie, esperimenti, istituzioni scientifiche. Atti del Convegno di Studi. Reggio Emilia-Modena-Scandiano-Pavia, 23-27 Marzo 1981, A cura di G. Montalenti e P. Rossi, Olschki, Firenze, 1982; Il filosofo nel pozzo. La terra di Lazzaro Spallanzani tra storia e scienza. A cura di P. Manzini, Olschki, Firenze, 1990. Su Spallanzani, il suo rapporto con Bonnet e, più in generale, sui temi affrontati in questo contributo, cfr. D. ARECCO, Linneo nel Settecento italiano, “Società e Storia”, CXV, 2007, pp. 33-65.

[4] L. SPALLANZANI, Edizione Nazionale delle opere di Lazzaro Spallanzani,parte I, Carteggi, vol. II, Carteggio con Charles Bonnet, A cura di P. Di Pietro, Mucchi, Modena 1984, p. 9.

[5] Ivi, p. 10.

[6] Ibidem.

[7] Ibidem.

[8] Ivi, p. 11.

[9] Montanari stamperà infatti per Spallanzani, nel corso del 1768, il Prodromo di un’opera da imprimersi sopra le riproduzioni animali, le Memorie sopra i muli di vari autori, l’innovativo contributo Dell’azione del cuore ne’ vasi sanguigni. Nuove osservazioni e le Theses nonnullae ex physica selectae, quas sub auspiciis Deiparae Virginis publice ad disputandum proponit Dominicus Poleri, Civis Lucensis.

[10] SPALLANZANI, Carteggi, cit., p. 75.

[11] Ivi, pp. 76-77.

[12] Ivi, p.77.

[13] Ivi, p. 86.

[14] Ivi, p. 93.

[15] Ivi, p. 100.

[16] Ivi, p. 101.

[17] Ivi, p. 110.

[18] Come si leggeva nel frontespizio. C. BONNET, Contemplazione della Natura del Signor Carlo Bonnet delle Accademie Imperiali di Germania e di Russia; Reali d’Inghilterra, di Svezia e di Lione; Elettorali di Baviera e dell’Istituto di Bologna; Corrispondente dell’Accademia Reale delle Scienze e delle Società Reali di Montpellier e di Gottinga, Tradotta in Italiano e corredata di note e curiose osservazioni dall’Abate Spallanzani, Sacerdote della Congregazione della Beata Vergine e S. Carlo di Modena, Professore di Filosofia nell’Università e nel Collegio dei Nobili, membro della Società Reale d’Inghilterra, dell’Istituto delle Scienze di Bologna, ecc. E arricchita di necessarie e interessanti emendazioni del proprio autore, In Modena, MDCCLXIX, Appresso Giovanni Montanari.

[19] BONNET, Contemplazione, cit., Epistola dedicatoria, p. 5.

[20] Ivi, p. 7.

[21] Ibidem.

[22] Ibidem.

[23] Ivi, p. 8.

[24] Ivi, p. 9.

[25] Ibidem.

[26] Ivi, p. 11.

[27] Ivi, p. 12.

[28] Ivi, p. 11.

[29] Ivi, pp. 12-13.

[30] Ivi, p. 13.

[31] Ivi, pp. 13-15.

[32] Ivi, p. 14.

[33] Ivi, p. 15.

[34] Ivi, p. 16.

[35] Ivi. Epistola di G. Montanari, p. 7.

[36] Cfr. in proposito A. FERRARESI, Lazzaro Spallanzani docente di Storia Naturale all’Università di Pavia. Gli esordi, in Il cerchio della vita. Materiali di ricerca del Centro di Studi Spallanzani di Scandiano sulla Storia della Scienza del Settecento, a cura di W. Bernardi e P. Manzini, Olschki, Firenze, 1999.

[37] SPALLANZANI, Carteggi, cit., p. 116. Lettera del 27 Gennaio 1770.

[38] BONNET, Contemplazione, cit., pp. 16-17.

[39] Ivi, Prefazione di Ch. Bonnet, p. III.

[40] Ivi, tomo II, pp. 467-468.

[41] Ivi, Epistola di G. Montanari, tomo I, p. 8.

42] Ivi. Prefazione di Ch. Bonnet, tomo I, pp. XVII-XVIII.

[43] Ivi, pp. XX-XXI.

[44] Ivi, p. XLI.

[45] Ivi, pp. XLI-XLII.

[46] Ivi, pp. LXIII-LXIV.

[47] Ivi, p. C.

[48] Ivi, p. CXV.

[49] Ivi, p. CXV.

[50] Ivi, p. CXVI.

[51] Ivi, pp. CXVI-CXVII.

[52] Ivi, p. CXXII.

[53] Decisivo per la riapertura dell’Accademia nel 1759, dopo anni di decadenza, fu l’intervento di Pompeo Neri. Cfr. C. FARINELLA, “Veritas et utilitas”. Sull’istituzionalizzazione della scienza nell’Italia del Settecento, in Cultura letteraria e sapere scientifico nelle accademie tedesche e italiane del Settecento, A cura di S. Ferrari, Accademia Roveretana degli Agiati, Rovereto, 2003, p. 59.

[54] Cfr. in proposito R. PASTA, Scienza, politica e rivoluzione. L’opera di Giovanni Fabbroni (1752-1822), intellettuale e funzionario al servizio dei Lorena, Olschki, Firenze, 1989, p. 37 e ss. Sulla figura di F. Fontana si veda K. KNOEFEL, Felice Fontana. Life and Works, Società di Studi Trentini di Scienze Storiche, Trento, 1984.

[55] F. FONTANA, Saggio del Real Gabinetto di Fisica e di Storia Naturale di Firenze, Zempel, Roma, 1775, pp. 1-2.

[56] A. SOLDANI, Saggio orittografico ovvero osservazioni sopra le terre nautiliche ed ammonitiche della Toscana, Pazzini-Carli, Siena, 1780.

[57] G. TARGIONI TOZZETTI, Relazioni di alcuni viaggi fatti in diverse parti della Toscana per osservare le produzioni naturali e gli antichi monumenti di essa, Firenze 1751-1754. Bellissima la seconda edizione (Cambiagi, Firenze, 1769-1779), con importanti aggiunte.

[58] Cfr. in proposito B. LANZA-M.L. AZZAROLI PUCCETTI-M. POGGESI-A. MARTELLI, Le cere anatomiche della Specola, Arnaud, Firenze, 1979, p. 30 e ss.

[59] Si veda al riguardo PASTA, Scienza, politica e rivoluzione, cit., p. 225 e ss.

[60] Sulla sua figura cfr. F. de CATTANEI di MOMO, Della vita e delle opere di Luigi Valentino Brugnatelli, Pavia, Rossi, 1841; A. COSSA, Cenni sulla vita e sugli scritti di Luigi Valentino Brugnatelli, Pavia, 1857; F. ABBRI, La chimica del Settecento, Loescher, Torino 1978; F. ABBRI, Le terre, l’acqua, le arie. La rivoluzione chimica del Settecento, Il Mulino, Bologna, 1984; M. BERETTA, Luigi Valentino Brugnatelli e la chimica in Italia alla fine del Settecento, “Storie in Lombardia”, II, 1988, pp. 3-31.

[61] Pubblicata a Pavia nel 1802.

[62] Si veda in proposito L. SACCO, Memoria sul vaccino, unico mezzo per estirpare radicalmente il vaiolo umano, diretta ai governi che amano la prosperità delle loro nazioni, Destefanis, Milano, 1803; L. SACCO, Trattato della vaccinazione con osservazioni sul giavardo e vaiolo pecorino, Mussi, Milano, 1809. Ed inoltre C. FRUA, Della vaccina sull’uomo in confronto del vaiolo umano. Della genesi dell’idrope. Dell’idrope con albuminuria, Borroni e Scotti, Milano, 1846; E. BERTARELLI, Edoardo Jenner e la scoperta della vaccinazione, Istituto Sieroterapico Milanese, Milano, 1932; G. COSMACINI, Storia della medicina e della sanità in Italia, Laterza, Bari, 1994, pp. 278-281.

[63] Così nel frontespizio.

[64] N. G. LESKE, Elementi di Storia Naturale di N. G. Leske, professore di Storia Naturale a Lipsia e membro di molte società scientifiche ed economiche. Tradotti dal tedesco, aumentati e migliorati da Ermenegildo Pini, Nell’Imperial Monistero di S. Ambrogio Maggiore, Milano 1785, vol. I, Proemio del traduttore, pp. III-IV.

[65] Ivi, pp. IV-V.

[66] Ivi, p. VI.

[67] Ivi, p. XIII.

[68] Ivi, p. LXI.

[69] Scrive infatti Bonnet: “Tra il grado infimo e supremo della perfezione corporea o spirituale v’ha un numero quasi infinito di gradi intermedi. La serie di questi gradi compone la catena universale. Ella unisce tutti gli esseri, lega tutti i mondi, abbraccia tutte le sfere. Un solo essere è fuori di questa catena ed è colui che l’ha fatta”. BONNET, Contemplazione della Natura, cit., tomo I, p. 36.

[70] LESKE, Elementi di Storia Naturale, cit., vol. I, Proemio del traduttore, p. CXV.

[71] Ivi, pp. CXXVI-CXXVII.

[72] Ivi, p. CXXVIII.

[73] Ivi, p. CXXIX.

[74] J. SENEBIER, Essai sur l’art d’observer et de faire des experiences, Chirol, Genéve 1775.

[75] LESKE, Elementi di Storia Naturale, cit, vol. I, Proemio del traduttore, p. CLIV.

[76] Ivi, pp. 17-35.

[77] Ivi, vol. II, p. 207.

[78] Ivi, vol. II, pp. 321-324.

[79] Ivi, vol.II, p. 328.

[80] La celebre palma di Goethe.

[81] W. BUCHAN, Medicina domestica o sia trattato completo di mezzi semplici per conservarsi in salute, impedire e risanare le malattie. Opera utile e adattata all’intelligenza di ciascuno di Guglielmo Buchan, medico del Collegio Reale di Medicina di Edimbourg, tradotta dall’inglese e arricchita di molte aggiunte e annotazioni dal Signor Duplanil, medico della Università di Montpellier. Edizione seconda italiana, riveduta, ricorretta e notabilmente accresciuta su la settima di Londra e la quarta di Parigi, Stamperia del Seminario, Padova, 1789.

[82] Cfr. FARINELLA, “Veritas et utilitas”, cit., p. 61.

[83] Ivi, p. 62. Cfr. inoltre V. FERRONE, La nuova Atlantide dei lumi. Scienza e politica nel Piemonte di Vittorio Amedeo III, Claudiana, Torino, 1988, pp. 54-64, nonché D. ARECCO, Lo Stato e i Moderni. Storia politica della scienza piemontese (1685-1815), Centro Studi ‘In Novitate’, Voltaggio (AL) 2006, pp. 27-33.

[84] L. SPALLANZANI, Viaggi alle Due Sicilie e in alcune parti dell’Appennino. Opuscoli sopra diversi animali che servono da appendice ai viaggi alle Due Sicilie, Comini, Pavia, 1792-1797.

[85] Cfr. in proposito F. LOMBARDI, Le scoperte anatomiche di Domenico Cotugno, Scientia Veterum, Napoli1964; A. BORRELLI, Istituzioni scientifiche, medicina e società. Biografia di Domenico Cotugno (1736-1822), Olschki, Firenze, 2000.

[86] D. COTUGNO, De ischiade nervosa commentarius, Graffer, Vienna 1770.

[87] D. COTUGNO, De aquaeductibus auris humanae internae anatomica dissertatio, De Simone, Napoli, 1761.

[88] D: COTUGNO, De sedibus variolarum syntagma, De Simone, Napoli, 1769.

[89] Si veda in proposito G. M. CARUSI, Vita Domenici Cyrilli, Stabilimento Belle Arti, Napoli, 1861; M. D’AYALA, Vita di Domenico Cirillo, Galileiana, Firenze, 1880; E. MASUCCI, Vita di Domenico Cirillo, Lubrano, Napoli, 1904; N. PICCININI, Domenico Cirillo napoletano di Grumo, Genovese, Napoli, 1969 e la bella voce di U. Baldini sul Dizionario Biografico degli Italiani. Si veda inoltre A. M. CIARALLO, Domenico Cirillo medico e naturalista, martire del 1799, Procaccini, Napoli 1992; Domenico Cirillo e l’evoluzione della medicina dall’arte alla scienza. Atti del Convegno in onore di Domenico Cirillo a duecento anni dalla nascita della Repubblica Napoletana, Napoli 14 Maggio 1999, Città del Sole, Napoli 2001.

[90] E’ interessante sottolineare che la Reale Accademia delle Scienze e Belle Lettere che era stata costituita a Napoli non produsse i risultati sperati, sia perché rimase una istituzione isolata dall’Università, sia perché fu una diretta emanazione della Casa Reale, con compiti essenzialmente celebrativi. Cfr. E. CHIOSI, “Humanitates” e scienze. La Reale Accademia napoletana di Ferdinando IV: storia di un progetto, “Studi Storici”, XXX, 1989, pp. 435-456; E. CHIOSI, Lo stato e le scienze. L’esperienza napoletana nella seconda metà del Settecento, in La politica della scienza. Toscana e stati italiani nel tardo Settecento, Atti del Convegno di Firenze (27-29 Gennaio 1994), A cura di S. Barsanti, V. Becagli e R. Pasta, Olschki, Firenze, 1996, pp. 531-549; A. BORRELLI, Istituzioni e attrezzature scientifiche a Napoli nell’età dei lumi, “Archivio Storico per le Provincie Napoletane”, CXIV, 1996, pp. 131-183; C. FARINELLA, “Veritas et utilitas”, cit., pp. 57-58.

[91] Cfr. G. DONATONE, La farmacia degli Incurabili e la maiolica napoletana del Settecento, Benincasa, Roma, 1976.

[92] Cfr. D. CIRILLO, Osservazioni pratiche intorno alla lue venerea, S.i.t., Napoli, 1783.

[93] G. S. POLI, Testacea Utriusque Siciliae eorumque historia et anatome tabulis aeneis illustrata, Ex Regio Typographaeio, Parma, 1791.

[94] G. S. POLI, Elementi di Fisica Sperimentale del pubblico professore G. S. Poli, istruttore di S. A. R. il Principe Ereditario delle Sicilie, membro britannico della Società Reale di Londra, socio dell’Accademia dell’Istituto di Bologna, di Torino e di Siena. Pensionario della Reale Accademia delle Scienze di Napoli. Edizione seconda veneta, arricchita di illustrazioni dell’abate Antonio Fabris e di Vincenzo Dandolo e corredata di due dizionari di nomenclatura chimica vecchia e nuova, nuova e vecchia, dopo la quarta napoletana notabilmente accresciuta dall’autore, Stella, Venezia, 1793-1794. Cfr. in proposito G. CIPRIANI, Il trionfo della ragione. Salute e malattia nella Toscana dell’Età Moderna, Nicomp, Firenze, 2005, p.116.

[95] Si veda al riguardo B. E. MANIERI, L’astronomo Giuseppe Piazzi. Notizie biografiche, Salvi, Milano, 1871; F. PORRO, Giuseppe Piazzi, Tipografia Valtellinese, Sondrio 1927.

[96] Cfr. Sulle vicende dell’astronomia in Sicilia, A cura di G. Foderà, Sellerio, Palermo, 1990.

[97] Si veda L. INVERNIZZI–A. MANERA, L’astronomo valtellinese Giuseppe Piazzi e la scoperta di Cerere, Fondazione Credito Valtellinese, Sondrio, 2001.

[98] G. PIAZZI, Praecipuarum stellarum inerrantium positiones mediae ineunte saeculo XIX ex observationibus habitis in specula Panormitana, Ex Regia Typographia Militari, Palermo, 1814.



DOI: http://dx.doi.org/10.13128/Cromohs-15513



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